01/10/2004
Dernier regard sur Eurydice

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Une voixQui prend corps Bouche fermée Bras tendus Présence rêvée à l'instant Par la lumière qui sommeille Dans les grandes pièces Cuisines Salles de bain Chambres Lieux non-intimes pourtant Pas mêmes chambres d'hôtel
Nous sommes plutôt Dans un hôpital Où l' on soignait des gens Où d'autres mourraient
Là il y a un grand miroir De face De bas en haut De la tête aux pieds Contreplongeant
Sous ma poitrine Mes seins petits Depuis le front De mon pubis Un nu mental Le cri contenu derrière les yeux Qui prend forme De mon corps isolé dans le cadre Des traces De feu Tapisseries Boiseries C'est un grand bâtiment Où les pompiers Mettent le feu pour s'entraîner A l'éteindre ce n'est pas un jeu C'est un entraînement allumer Le feu entraîne à l'éteindre c'est La loi Du retour inverse De la lumière Appliquée A l'éblouissement A côté la photo Est surexposée cramée Au milieu dans l'incendie De l'œil tu apparais "Vois"
"Qui a parlé?"
"Tu es là" "J'ai un creux Au milieu De la poitrine" "C'est là que se passe Ce qui me repousse Du monde" Et de dos On me voit Réfléchie par les glaces On Qui Dis-moi si tu peux Qui Me voit / Je suis |
Une femme nue on dirait Une fille Qui Ai-je dénué de soi Du revers d'un regard
Je suis celui qui s'est retourné Sur elle voir foudroie elle est Attirée au fond de l'image et En moi le décor se creuse Qui donc M'est retiré A travers son corps
L'être humain est un objet Sous le regard cette image Est le sujet qui me regarde Je me fais face face à autrui Lui ? Toi ? Mis face à moi face A soi Le miroir n'a pas d'autre au-delà Que l'image devant Alice a passé la glace La passante par le reflet Parle et son pas hante - Immobile – Un corps révélé espace - L'être fixé Dans le plâtre du regard Modèle moulé dans la lumière
Personne Narcisse c'est à dire la photo- Graphe dit : "Il s'agit De qui Nous sommes Quand nous ne sommes pas Affairés A être qui Nous sommes" Je suis celui qui reste avec le spectre En plein champ rétine brûlée quelque Chose du corps projetée vers l'œil Hors cadre jusqu'à mon esprit Nu mental interdit de retour La bouche d'Eurydice est close Il y a comme un effroi dans le regard Face à quoi au moment de la prise L'imagination est l'image de soi Projetée devant et face à face Quiconque à l'intuition De la mort se captive en image
Je suis celui qui perd le droit de voir Dans un seul regard à l'image Qui ne détourne pas les yeux et reste Bouche fermée je baisse les yeux il Y aurait à voir ce qui compose le tout Nez bouche joues front seins nombril Pubis mains pieds genoux cheveux sexe Etre dénué de détail dans son nu Silhouette synthétique d'un être humain Mon regard A pris corps Une voix Nue Qui absorbe Mon cri |
14:30 Publié dans TEXTS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




Commentaires
Recherche, complication, en Alice, en pompiers, en chambres d'hôtels, en silhouettes synthétique, en cornues et autres chimie...
on s'y perd un peu pour trouver cette heure rit dix de der
note 3,1421/ 10
Ecrit par : Whanna | 01/10/2004
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