26/10/2004

V m'a murmuré quatre vers de Keats à l'oreille

 

"I will arise and go now, for always night and day
I hear lake water lapping with low sounds by the shore
While I stand on the roadway, or on the pavements gray
I hear it in my deep heart's core. "

J'ai senti à lire ces vers que vous citiez, V, les larmes monter à mes yeux, au coeur d'une guerre, le souvenir des temps de paix, des précieux moments pour lesquels nous savons que nous sommes prêts à prendre les armes

Ne vous enchantez pas trop vite, V, et sachez à la vitesse grand V, que mon coeur est dur et mon esprit uniquement préoccupé de vous imaginer nue, avec moi, pour la chevauchée vitale et mortelle de vous faire jouir dans ma jouissance

je vous rends grâce pour cet instant de répit par lequel ce poème a failli me faire baisser la garde

Ce fut comme une main posée sur mes couilles en plein pendant une conversation abstraite - de quoi me faire perdre la tête, et la suite de mes idées

Commentaires

La citation anonyme sortait tout droit de "Tendre est la nuit"!

Ecrit par : V. | 01/11/2004

Comme quoi, on ne connaît jamais ce qu'on croit aimer... Très mélancoliquement, V. Mais ce soir je sors jusuq'à plus d'heure... Il commence à faire frais à Barna, mais l'automne n'a rien à voir avec celui de mon territoire. (Je vous laisse faire avec votre "situeur statistique". Je vous raconterais si mes leurres corporelles et féminins étaient à l'heure ce soir...

Ecrit par : L/ | 01/11/2004

Monsieur L/,

Dois-je vous citer moi-meme pour vous rappeler qu'au cours de ce petit jeu de mots via ecrans, vous aviez vous-meme suggere une possible etreinte sur fond de recitations poetiques?

Je repasserai demain dans votre cahier... des livres m'attendent!

Belle soiree a vous

Ecrit par : V. | 26/10/2004

Relire quelques vers de Keats en vrai, parce que je n'ai plus le livre que j'avais, et venant de vous, a été comme une réponse réelle, évidente, de votre désir au mien, une image parfaite d'un baiser ou d'une étreinte, comme vous l'écrivez sur votre clavier de la Nasa - sans accent - Je suis fasciné par cette expérience que nous faisons du "transport des sens" par le biais du Net, réinvention de la poudre des relations épistolaires, et du fil à couper le beure pour tous ceux qui sont nés là-dedans. Pour moi, c'est très nouveau et très beau, plein de questions, et de pas mal de craintes, dois-je vous l'avouer aujourd'hui sur l'oreiller, chère amie, alors que vous vous levez et repassez un peu de rouge sur vos lèvres, pour effacer l'ardoise de votre faiblesse devant mes avances. Lors de notre étreinte, la récitation poétique ne fut pas un fond, mais la surface, les draps du lit et l'étendue des épidermes.



La poésie n'est jamais un fond, à mon sens, toujours un espace, pas un décor, le corps de l'amour.



Ne faites pas attendre vos livres. Et repassez quand vous voulez. Je me sens léger, comme après un coït inattendu, et prêts à faire l'amour à toutes les filles, comme lorsqu'on est amoureux.



En tous cas, c'est une drôle de drôle, cette Toile chronophage... J'en viens à négliger tous mes devoirs et obligations pris par l'obsession de ces échanges qui me dédoublent, et m'accaparent sur un plan de moi-même qui me semble innocent et sans conséquences, alors que nous avons vu hier les possibles cataclysmques - comment écrit-on ce mot déjà??? - que ces jeux peuvent entraîner...



Quelle éthique eût-il fallu élaborer pour concilier les possibilités du miroir et les nécessités de la vie parmi ses semblables ?



V reviendrez-vous me voir???

Ecrit par : L/ | 26/10/2004

L oublie v ou tu auras a faire à moi !

je t'interdis d'être grossier envers elle même avec ta pseudopoésie.

V. il y a des choses qui me dépassent sur ce blog !



Ecrit par : W. | 26/10/2004

On a l'impression d'un vieux vicieux qui mate un film X

Tout cela avec des accents poeticospermiques.

Oh ! mec !, retiens-toi.

tu as des sites de cul pour cyber t'exciter.

et mettre Keats au milieu de tout cela est une insulte à ce poète.

stop avec les citation de poètes comme si c'était des bouts de savons acheté au super marché.

Un peu de noblesse que diable !



Je suis hyper furax !

Si cela continue je vais pourrir ce blog !

ou alors il me faut des excuses et vite sur mon mail

whanna@wanadoo.fr

Ecrit par : W. | 26/10/2004

Pour une fois je suis d'accord avec Whanna.

Laisse V tranquille STP.

Whanna puis-je me joindre à vous, si on devait foudroyer ce blog?

Ecrit par : Ludoffy | 26/10/2004

W., vous etes mon preux chevalier, courtois et merveilleux. Merci d'etre la pour moi et de vouloir si joliment me proteger.



Ludoffy, tu es toujours aussi adorable, et merci a toi aussi.



L/ vous etes alle trop loin...



Belle journee a tout le monde!

Ecrit par : V. | 27/10/2004

L'obscénité est très paradoxale. Relisez donc mon message à tête reposée, puisque je vous échauffe les oreilles, et revoyez vos injonctions et mises en demeure. Bien sûr, si vous persistiez à me prendre par les sentiments, notamment vous, V, si vous continuiez à voir dans les lignes qui précèdent un outrage, je ferai mes excuses à tout le monde, même à l'autre, là, Double You, qui, au lieu de répondre à mes questions précises, même celle sympa sur Francis Scott, continue à la ramener avec sa chevaleresque acidité.



Bon, en vous lisant, je me demande une chose que vous pouvez m'aider à repérer : est-ce qu'à un endroit j'ai insulté quelqu'un, même pour répondre à une attaque ? J'ai l'impression que non, mais je peux me tromper et je serais très heureux qu'on me le souligne. Je suis très intrigué par les possibilités éthiques de ce genre de communication. (Ce n'est pas la peine de me rappeler ma mépris de l'autre jour avec le texte à la con, ceux qui ont pu y être mouillés ont tous les droits sur moi, je suis à leurs genoux et ils tiennent le couteau.)



En dernier lieu, j'ai ma petite idée sur la cause de ces foudroiements que ce message le plus innoffensif de toute ma vie suscite : Mister W, et derrière lui, Sire Fy, ne suportent pas qu'il y aie eu un instant de reconnaissance dans le regard hautain de Lady V pour le pauvre monstre clostré dans les pages de son château... Franchement, V relisez le post et mon message, trouvez-vous ça plus insolent et "insultant", c'est le mot de W, que le reste ?



E

Ecrit par : L/ | 27/10/2004

Je ne serais jamais courtois et merveilleux... Je viens de relire deux ou trois endroits, et franchement W, ça fait longtemps que je vais trop loin et selon les conditions que vous posez, il n'y a pas une chance que je fasse un jour partie des êtres tolérables à vos yeux... La guerre est donc déclarée. Vous n'aurez pas d'excuses sur votre adresse. Vous pouvez venir pourrir ces pages quand vous voulez. Si vous vous y connaissez en informatique, déprogrammez ce que vous voulez. En un mot : éclatez-vous... Vous trouverez à qui parler. En sachant que le jeu est faussé. Je n'ai nulle envie de prendre V comme bouclier, puisque c'est par cet angle que vous m'attaquez avec un ton des plus incontestable. Donc vous n'aurez rapidement plus grand chose à critiquer à ce blog, à part mon obssionnalité sexuelle. Sachez pourtant que c'est un terrain glissant, surtout pour vous, mon ami, on y révèle plus de soi que de ce qu'on dénonce chez autrui.



Evidemment, de toutes manières, V n'a qu'un petit doigt à lever et je fais disparaître ce blog si elle considère qu'il lui nuit.



Sorry, V, je m'adresse peu à vous aujourd'hui, mais j'ai deux petits cocos dont il faut que je m'occupe. Je m'en occupe d'une main et je vous caresse la joue du dos de l'autre, comme un chiot qui fait le dos rond (ou un chat, tiens, pour épargner un peu Sire Fy qui manifeste un peu plus de noblesse envers moi - et pour diviser l'adversaire, puisque je ne suis qu'un fils de pute sans courtoisie ni merveille, un ladre tant traitor que maure en gare - forme médiévale de "guerre" pour ceux-là qui sauraient pas... A moins que je ne confonde les trains, et fasse du Zola au XXIé siècle, aux grands ricanements de WWW.Double U)



J'espère que vous aurez baisé au moins une fois dans la journée, brothers and sister, sinon l'étreinte sera rude - et sans poésie

Ecrit par : L/ | 27/10/2004

et desolee aussi pour les horribles fautes si laides, et pour le decalage visible entre nos messages...



Pour resumer et mieux vous repondre, vous ne m'avez pas insultee, jamais, loin de la. Mais dans ce monde virtuels, les etres ne sont que mots fictifs, et votre fiction n'est pas en accord avec la mienne, c'est tout. Vraiment, pas de quoi fouetter ni chats, ni chiens, juste de quoi rire encore et encore - car c'est bon pour l'ame.

Ecrit par : V. | 27/10/2004

Cher L/,

Moi je joue sur ce cahier, et meme si je suis parfois plus que choquee par certains de vos ecrits (j'ai du mal avec tout ce qui est "trash"1, je passe outre.

C'est ce langage dans tous les posts message qui peut se faire insultant pour l'etre de purete que je suis et veux etre pour celui pour qui mon coeur bat de paillettes.

Sans vouloir vous faire de peine, je ne vous ecrirai plus ici et suis certaine que vous trouverai une jolie lettre de l'alphabet pour vous a-muser de mots.

Moi je m'en retourne en haut de ma tour moyen-ageuse, attendant a la fenetre que mon chevalier ait foudroye tous les dragons du lieu.

Bien a Vous

Ecrit par : V. | 27/10/2004

Desolee pour ce vilain soleil clignant de l'oeil plus que malvenu ici...

Ecrit par : V. | 27/10/2004

No problem Lady, repassez quand vous voulez, je suis à votre service pour tout ce qui n'est pas trop subtile. Une seule chose me réchauffe le coeur : ce petit soleil qui vous a échappé, comme un mouvement étrange dans le regard au moment d'une rupture. Vous êtes en tous cas très belle en jeune femme victorienne tendue par les efforts contraires de l'honneur et de la sensualité. Je vous souhaite bien du bonheur avec votre chevalier, espérant qu'il ne soit pas comme W, et qu'il laisse de temps en temps son armure à la porte, sinon vous aurez froid.



Vraiment, c'est très beau, en trois jours ça a presque ressemblé à "Tendre est la nuit" - c'est pour ça que les vers de Keats étaient aussi chouettes... Bon, ça finit comme "La Princesse de Clèves". De toutes manières c'est triste à la fin...



Bon, que dire, il est temps de mettre fin à ces adieux... Un dernier baiser? Non, ça risquerait de nous emmener trop loin... Adieu... Take care of you



(Aparté) Ah puisse-t-elle revenir dans mon cahier sous la forme d'une autre lettre... Ou d'un nom entier, pour brouiller les pistes... AMis comment saurais-je que c'est elle, et non pas ce satané W, ou le gentil Fy qui reviennent déguisés en jouvencelles pour me tourmenter ? Quelles âffres seront les miennes, avec autant de fff qu'il en faut sour souffffrir...



Ecrit par : L/ | 27/10/2004

"Se sentir solitaire, tant d’esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore."

Ecrit par : | 27/10/2004

Nos messages se croisent : vous me feriez un grand honneur d'avouer devant l'austère W et le cahste Fy que ma brutalité a pu vous plaire. Il est temps qu'ils sâchent ces deux drôles de zigotos que même la femme la plus pure s'échappe a elle-même dans la bestialité au moment de l'amour. On appelle ça le délire des sens. Ou le chavirement. Selon les époques.



Mais je trouverais encore plus émouvant que vous n'en avouiez rien. C'est ce déni fabuleux qui est le plus érotique chez une femme - et ensuite, la surprise du masque qui se révulse. Vraiment, V, je crois pouvoir dire, sans vous connaître en "vrai", en chair et en os, mais seulement par nos échanges, que vous avez créé chez moi une espèce d'amour. D'abord en prêtant attention à mes conneries, une attention assez constante pendant ces quelques semaines, ensuite en manifestant certains troubles dans votre comportement. Je veux dire en laissant votre monde de mots être un tout petit peu ébranlé - W ne faites pas les gros yeux - par le mien...



En écrivant ça, je sais que vous répondez autre chose au précédent message... Bref, c'est cette folie qui est fascinante. Et pour vous rassurer, ou vous inquiéter au contraire, je vis moi-aussi avec quelqu'un, et cette cristalisation des sentiments par ce miroir qui répond n'est pas sans me poser quelques soucis. Je me disais : jusqu'où peut-on jouer comme ça sans se rencontrer et de quoi peut être faite une telle rencontre ? Pas de mots, baiser seulement, sans un mot, et ne pas parler après non plus mais se répondre encore sur le cahier...



Ce qui nous attend avec ces media me fascine, pas V ous ?



Bon, en tous cas, dans le monde réel, vous avez raison, pas de doute, W fera un très bon père. J'aimerais quand même savoir d'où vient l'hostilité immédiate qu'il a manifesté à l'égard de mon "bordello mentale"... Très intolérante parce qu'en fait je ne vais pas l'emmerder chez lui... Ca doit s'expliquer parce qu'il vous a suivi dans ces pages et qu'il lui semblait important de ne pas laisser d'écart se creuser entre vous et lui, où serait rentré un autre... En afit, c'est un comportement amoureux classique... Dénigrer celui qui attire l'attention de sa compagne... Bon, il va encore me dire que c'est de la psychologie à deux centimes d'euros. Voilà, W est devenu mon surmoi... En tous cas, vous allez bien ensemble : l'homme double le V de la femme... Ca marche...



Vous savez, il ne vous faut pas hésiter à partir, parce que je continuerais à blablater tant qu'il y aura quelqu'un à mon côté... V en l'occurence...



Bon, quant à ma copine, ça l'amuse plutôt mes conneries, c'est qu'il y a une marge entre les mots et les corps, et qu'entre les corps et les sentiments, il y a une autre marge.



Ecrit par : L/ | 27/10/2004

J'aimerais savoir d'où sort la citation anonyme

Ecrit par : L/ | 27/10/2004

J'espere que tous les oripeaux feminins ont su jouer de leurs corps avec vous hier (puisque je crois avoir compris que c'etait ce que vous souhaitiez!)

Je ne sais pas du tout quel est votre territoire de vie (et les statistiques ne fonctionnent que lorsque l'on a un blog - les vitrines du mien ont tire leur rideau de fer depuis longtemps)

Jolie semaine a vous

Ecrit par : V. | 02/11/2004

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