23/02/2005
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L’Agent Dormant
L’Agent Dormant injecté parmi les spectateurs du Dernier Caravansérail doit l’avouer sous la contrainte : le spectacle ne renouvelle pas la prouesse de la pièce précédente… Nous semble-t-il - car l’honnêteté nous pousse à dire que nous n’avons vu que la première partie de l’œuvre, intitulée « Le Fleuve cruel », qui en compte deux d’égales longueurs (trois ou quatre heures). Nous n’avons pas pu suivre le périple dramatique jusqu’au bout, et peut-être avons-nous manqué le sens que seul le temps de la représentation peut délivrer, lorsque, comme dans un Nô, le spectateur s’est endormi et réveillé plusieurs fois face à l’action, au point de ne plus savoir quand il assiste et quand il rêve le spectacle, qui, alors, devient véritablement une expérience spectrale de sa propre vie intérieure… Pour des raisons très provinciales nous n’avons pas vu la partie - dont le titre « Origines et destins », promettait les révélations les plus incontournables… Par ailleurs, nous avons recueilli certains éléments sur la réalité dont le spectacle entreprend de traiter, au cours de plusieurs voyages que nous avons faits à Sangatte, entre octobre 2001 et mars 2004, à la rencontre des réfugiés et des habitants indigènes qu’ils submergeaient… Notre situation nous rend donc similaire au spectacle d’Ariane Mnouchkine, un pied dans la réalité et un autre dans la fiction ; c’est cette ambiguïté qui nous autorise – à nos yeux - à écrire ce rapport qui, pour n’être pas fleuve, n’en sera pas moins cruel…
20:00 Publié dans Théâtre du Soleil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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