19/04/2005

Mélancholie Constitutionnelle

Yeaps... Salut. Voici les méditations du jour d'un des Observateurs Partiels du Spoutnik DoGGG...

A la cantonade... On ne fait pas de politoque avec de la mélanchiolie !

Encore dans l'euphorie du show gouvernemental qui illumine ces jours SANS SOLEIL, quelques méditations...

La seule chose que je me dis avec cette constitution, c'est qu'il n'y a personne pour récupérer l'énergie du NON, pas même les Inrock, c'est dire... Alors, de l'énergie sans support c'est au mieux inutile, au pire dangereux... Ils nous épouvantent avec leurs figures de fêtes foraines : stagnation à la situation actuelle, traité de Nice et ballet irrégulé des grands groupes, et ils ont sûrement raison, perte de puissance de la France et de l'Europe face aux prédateurs alentours, internes et externes à l'Europe, et il sont sûrement raisons, bon, il s'agirait de voter NON pour donner l'occasion d'une refonte du politique dans notre Etat Nation, en espérant que les autres pays attendent que nous ayons fait le ménage...

Qui y croit ?

Je nous soupçonne parfois de désirer le chaos que nous n'avons pas eu le lendemain du 21 avril... Je ne sais pas si nous imaginons ce que ce pourra être. Avec les divisions communautaires et idéologiques sur quoi se rabattent less exclusions sociales et la précarité.

Mais, ne vous rassurez pas, je vois aussi l'autre chaos que traîne derrière elle cette constitution... Un chaos plus transfrontalier, celui-là, avec un problème de communication pour ceux qui voudront communiquer...

Comme si nous n'avions le choix qu'entre une guerre civile à la Yougoslave à l'intérieur des frontières ou bien une autre à l'échelle européenne (car si l'Europe peut se targuer d'avoir maintenu un équilibre pacifique pendant une soixantaine d'années - et au prix de quelle délocalisation des conflits? - l'histoire américaine montre que les fédérations n'empêchent pas les guerres)...

Je délire, oui, autant que les arguments qui nous incitent au OUI pour faire face aux offensives sion-hindo-US, voire à la menace des barbares du nord polono-atlantistes ou encore islamo-nihilistes.

Ce n'est par parce qu'il fait mauvais temps que mes idées sont grises, ni parce qu'ils nous ressortent les vieux films policiers paranoïaques avec Delon... Mort d'un pourri, On avait déjà "peur" comme dans X-Files, dans le "Paris est à nous" de Rivette... Bref, suffit-il de ne plus regarder la télé ni le sale temps pour des non-flics, pour ne pas penser à ça ? Allons nous promener dans la rue, ça nous rassurera.

Alors, qui peut faire quelque chose de la barre d'uranium du NON ? Et ne me répondez pas qu'il s'agit que chacun remonte ses manches, autant le dire aux spectateurs d'un tsunami qui ne voudraient pas lâcher leurs caméras. Moi, je préfère avoir quelques images pour mourir utile... Puisque consommer, c'est mourir...

Je sais, on peut se réchauffer un peu de l'absence de soleil avec le film de Chris Marker, CHAT PERCHE, qui a suivi les manifestations des dernières années - en gros, de la campagne présidentielle aux manifs contre le voile, en passant par les intermittents. Oui, la jeunesse montre un visage plein de bonne volonté. Oui... Ce qui se passe dans la rue... Se passe... Mais le regard de Marker, qui semble toujours nous lorgner depuis le monde d'après la bombe, est un baume sur le coeur.

Paranoïaquement bien vôtre

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