12/07/2005
Jeux Olympiques - le désir de catastrophe des gens des gauche
Le Spoutnik Dog a reçu ce mail révélateur du désir de catastrophe des gens de gauche :
"Apres tous les efforts depenses, tout l'argent gaspille pour en mettre plein
la vue a tout le monde, le petit bd, entendez par la Bertrand Delanoe n'aura pas ses jeux ! Imaginez un peu la deception, il s'appretait a recevoir a Paris le monde entier qu'i disait le petit BD !! Rien que ca ! D'apres les dires du petit bd au journal de 20 heures ou il semblait vraiment prendre son pied, Ca aurait coute 1 millliard d'euros pour la mairie de Paris, 1 milliard pour le region et 800 000 euros pour.. je ne sais plus qui...
Faisons un peu de calcul :
Le total fait 2 000 800 000 euros...
Prenons une personne qui n'a rien, qui est exclue et vit dans la rue. Donnons lui:
Par jour:
14 euros pour la nourriture (je mange pour moins que cela)
25 euros pour se loger (ca fait un loyer mensuel de 750 euros)
2 euros de charges (electricite, RATP)
6 euros pour les loisirs
7 euros de divers (medecins, epargne, etc)
Nous arrivons a un total de 54 euros par jour soit 19 710 euros par an.
Et bien avec le budget qu'aurait coute les JO, on peux permettre a plus de
100
1000 personnes (101 512 tres exactement) de vivre correctement pendant 1 an !!!!!!!
Alors vous qui lisez ces lignes, revoltez vous ! Si on trouve de l'argent pour voir les JO, on doit pouvoir faire quelque chose pour ceux qui ont faim, et qui n'ont rien !"
Le Spoutnik Dog a eu envie de répondre :
Je comprends le calcul mais je crains qu'il faille comprendre que ça ne se calcule pas comme ça.
Il faut dix grains de blé pour produire une pousse. C'est à dire qu'il faut brûler beaucoup d'essence pour tirer un cheval du moteur. C'est à dire que l'homme vit du gaspillage. C'est à dire que la survie dépend de la puissance, et que les pauvres d'un pays riche sont moins pauvres que ceux q'un pays pauvre. Et dans cette persective le peu de confort que les pauvres de notre pays ont ils le volent aux pauvres des pays plus pauvres. C'est à dire qu'il y a une logique de l'équivalence des frais et des dépenses qui, si pratique qu'elle soit du point de vue de l'éthique, en référence à une conception des lois mécaniques classiques, est fausse du point de vue de la réalité de nos moyens de dominer l'espace et le temps. Ce qui se passe ici n'est pas équivalent à ce qui se passe ailleurs : l'argent des JO n'est pas le même que celui qui peut nourrir les pauvres.
L'échec de la stratégie française par rapport aux JO est une catastrophe, je le pense. L'échec de Delanoë est une catastrophe parce que pragmatiquement, même si Delanoë et les Soc n'ont rien de la pureté idéale dont nous pouvons rêver, leur affaiblissement signifie le renforcement des autres (Sarko voire le FN).
Nous qui déplorons le recul de la langue française face à l'Anglo-Américain, nous devrions comprendre la relationqu'il y a entre le rayonnement d'une culture et la puissance militaire et économique de son Etat.
Ce qu'il faut plutôt en tirer comme conclusion, c'est qu'aujourd'hui plus que jamais, l'exercice du pouvoir politique va passer par là, par ce jeu de démonstration international aux coûts colossaux - et que les dommages seront équivalents à la démesure des moyens. Et il ne sert à rien d'avoir peur ou d'imaginer un autre possible. C'est la mesure du monde dans lequel nous vivons. Il faut pensr que l'inividualisme français est assez indadapté pour l'envisager, avec ses airs de village de province, alors que l'individualisme insulaire, ceui des Anglais, c'est à dire tourné vers le dehors et en même temps resserré sur lui-même, ou alors l'individualisme asiatique, massivement tribal, sont beaucoup plus performants. Ils me semblent que les français, pauvres ou pas, n'ont que deux solutions : éudier les atoûts de ceux qui ont les qualités adéquates ou disparaître sans demander son reste.
Et en plus, nous devons traiter cent ciquante ans de notre histoire, nos défaites et nos divisions, pour savoir ce que nous sommes avant de le dépasser : de notre première défaite contre les Allemands à la perte de notre empire colonial, et l'histore de totes nos divisions, depuis Dreyfus, en passant par le Front Populaire, Vichy, la guerre de d'Algérie, le 21 avril et le 29 mai...
S'il y a quelque chose à interroger par rapport aux JO, c'est l'état du nationalisme, et la question des gouvernements politiques... Ce dont l'Europe telle qu'on nous l'a proposée ne présentait qu'une caricature...
C'est une drôle de tournure d'esprit que de se réjouir de l'échec de la postulation du pays dont on dépend - et encore si c'était un projet de Sarkozy ou même de Perben - alors qu'on sait que cet échec est le symptôme d'un rapport de force qui ne nous est pas du tout favorable. C'est l'immaturité de nos syndicats et de nos citoyens de penser encore que la politique intérieure est le déterminant principal de notre situation sociale. Il faut voir les débats qu'ont occasionnés les élections US : débats immenses et gonflants, d'autant plus que entièrement à côté de la plaque à cause du fait qu'ils n'étaient alimentés que d'une pensée hexagonale, aveugle à celle qui partout dans le monde anglo-saxon doutait peu de l'électionde G. Bush.
Je crois que nous n'avons aucune chance si nous continuons de penser que l'exercice d'une politque idéaliste,ou allons plus loin, idéale, puisse se passer d'une analyse lucide et pragmatique des événements. Nous sommes aveuglés par les mauvaises habitudes idéologiqes du siècle passé. On ne peut pas plier le monde à sa vision. Ceux qui ont prétendu ça étaient des menteurs, pramatiques, qui avaient leurs raisons de mentir pour accéder au pouvoir : Lénine, Mao, Staline, Robespierre. C'était là leur force. La naïveté de leurs peuples a été la cause de leur "rabattement réactionaire. Si les peuples n'avaient pas été aveuglés par leur soif d'être guidés par le "leader charismatique" peut-être les révolutions ne seraient-elles pas devenues des dicatures.
Dernière chose : j'ai voté NON sans regret parce que le refus était la seule voix affirmative que nos représentants nous laissent. Mais ça ne m'empêche pas de dire que les politiques du OUI étaient les seules à avoir envisagé pragmatiquement la question du pouvoir. Les forces d'opposition ont leur sens comme redétermination des pouvoirs en place. Pas comme force révolutionnaire. La pensée qu'il nous faut est encore loin d'avoir vu le jour. Toute révolution aujourd'hui serait dépassée par la perspective religieuse islamique, qui est la seule pensée à avoir forgé des outils adaptés à une cetaine population de notre époque. Je ne suis pas sûr de penser que cette révolution soit la plus juste.
Donc, je crois qu'il y a pour le moins bien du boulot.
12:19 Publié dans E-RopA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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