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<title>XLO'SKRAPBOOK - e-ropa</title>
<description>&amp;quot;Os à ronger&amp;quot;</description>
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<lastBuildDate>Sun, 30 Mar 2008 13:08:48 +0200</lastBuildDate>
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<title>Jeux Olympiques - le désir de catastrophe des gens des gauche</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/07/12/jeux_olympiques_-_le_desir_de_catastrophe_des_gens_des_gauch.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Tue, 12 Jul 2005 12:19:19 +0200</pubDate>
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Le Spoutnik Dog a reçu ce mail révélateur du désir de catastrophe des gens de gauche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Apres tous les efforts depenses, tout l'argent gaspille pour en mettre plein&lt;br /&gt;la vue a tout le monde, le petit bd, entendez par la Bertrand Delanoe n'aura pas ses jeux ! Imaginez un peu la deception, il s'appretait a recevoir a Paris le monde entier qu'i disait le petit BD !! Rien que ca ! D'apres les dires du petit bd au journal de 20 heures ou il semblait vraiment prendre son pied, Ca aurait coute 1 millliard d'euros pour la mairie de Paris, 1 milliard pour le region et 800 000 euros pour.. je ne sais plus qui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisons un peu de calcul :&lt;br /&gt;Le total fait 2 000 800 000 euros...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Prenons une personne qui n'a rien, qui est exclue et vit dans la rue. Donnons lui: &lt;br /&gt;Par jour:&lt;br /&gt;14 euros pour la nourriture (je mange pour moins que cela)&lt;br /&gt;25 euros pour se loger (ca fait un loyer mensuel de 750 euros)&lt;br /&gt;2 euros de charges (electricite, RATP)&lt;br /&gt;6 euros pour les loisirs&lt;br /&gt;7 euros de divers (medecins, epargne, etc)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nous arrivons a un total de 54 euros par jour soit 19 710 euros par an.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et bien avec le budget qu'aurait coute les JO, on peux permettre a plus de&lt;br /&gt;100&lt;br /&gt;1000 personnes (101 512 tres exactement) de vivre correctement pendant 1 an !!!!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors vous qui lisez ces lignes, revoltez vous ! Si on trouve de l'argent pour voir les JO, on doit pouvoir faire quelque chose pour ceux qui ont faim, et qui n'ont rien !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Spoutnik Dog a eu envie de répondre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je comprends le calcul mais je crains qu'il faille comprendre que ça ne se calcule pas comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dix grains de blé pour produire une pousse. C'est à dire qu'il faut brûler beaucoup d'essence pour tirer un cheval du moteur. C'est à dire que l'homme vit du gaspillage. C'est à dire que la survie dépend de la puissance, et que les pauvres d'un pays riche sont moins pauvres que ceux q'un pays pauvre. Et dans cette persective le peu de confort que les pauvres de notre pays ont ils le volent aux pauvres des pays plus pauvres. C'est à dire qu'il y a une logique de l'équivalence des frais et des dépenses qui, si pratique qu'elle soit du point de vue de l'éthique, en référence à une conception des lois mécaniques classiques, est fausse du point de vue de la réalité de nos moyens de dominer l'espace et le temps. Ce qui se passe ici n'est pas équivalent à ce qui se passe ailleurs : l'argent des JO n'est pas le même que celui qui peut nourrir les pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'échec de la stratégie française par rapport aux JO est une catastrophe, je le pense. L'échec de Delanoë est une catastrophe parce que pragmatiquement, même si Delanoë et les Soc n'ont rien de la pureté idéale dont nous pouvons rêver, leur affaiblissement signifie le renforcement des autres (Sarko voire le FN).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous qui déplorons le recul de la langue française face à l'Anglo-Américain, nous devrions comprendre la relationqu'il y a entre le rayonnement d'une culture et la puissance militaire et économique de son Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il faut plutôt en tirer comme conclusion, c'est qu'aujourd'hui plus que jamais, l'exercice du pouvoir politique va passer par là, par ce jeu de démonstration international aux coûts colossaux - et que les dommages seront équivalents à la démesure des moyens. Et il ne sert à rien d'avoir peur ou d'imaginer un autre possible. C'est la mesure du monde dans lequel nous vivons. Il faut pensr que l'inividualisme français est assez indadapté pour l'envisager, avec ses airs de village de province, alors que l'individualisme insulaire, ceui des Anglais, c'est à dire tourné vers le dehors et en même temps resserré sur lui-même, ou alors l'individualisme asiatique, massivement tribal, sont beaucoup plus performants. Ils me semblent que les français, pauvres ou pas, n'ont que deux solutions : éudier les atoûts de ceux qui ont les qualités adéquates ou disparaître sans demander son reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en plus, nous devons traiter cent ciquante ans de notre histoire, nos défaites et nos divisions, pour savoir ce que nous sommes avant de le dépasser : de notre première défaite contre les Allemands à la perte de notre empire colonial, et l'histore de totes nos divisions, depuis Dreyfus, en passant par le Front Populaire, Vichy, la guerre de d'Algérie, le 21 avril et le 29 mai...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il y a quelque chose à interroger par rapport aux JO, c'est l'état du nationalisme, et la question des gouvernements politiques... Ce dont l'Europe telle qu'on nous l'a proposée ne présentait qu'une caricature...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une drôle de tournure d'esprit que de se réjouir de l'échec de la postulation du pays dont on dépend - et encore si c'était un projet de Sarkozy ou même de Perben - alors qu'on sait que cet échec est le symptôme d'un rapport de force qui ne nous est pas du tout favorable. C'est l'immaturité de nos syndicats et de nos citoyens de penser encore que la politique intérieure est le déterminant principal de notre situation sociale. Il faut voir les débats qu'ont occasionnés les élections US : débats immenses et gonflants, d'autant plus que entièrement à côté de la plaque à cause du fait qu'ils n'étaient alimentés que d'une pensée hexagonale, aveugle à celle qui partout dans le monde anglo-saxon doutait peu de l'électionde G. Bush.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que nous n'avons aucune chance si nous continuons de penser que l'exercice d'une politque idéaliste,ou allons plus loin, idéale, puisse se passer d'une analyse lucide et pragmatique des événements. Nous sommes aveuglés par les mauvaises habitudes idéologiqes du siècle passé. On ne peut pas plier le monde à sa vision. Ceux qui ont prétendu ça étaient des menteurs, pramatiques, qui avaient leurs raisons de mentir pour accéder au pouvoir : Lénine, Mao, Staline, Robespierre. C'était là leur force. La naïveté de leurs peuples a été la cause de leur &quot;rabattement réactionaire. Si les peuples n'avaient pas été aveuglés par leur soif d'être guidés par le &quot;leader charismatique&quot; peut-être les révolutions ne seraient-elles pas devenues des dicatures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière chose : j'ai voté NON sans regret parce que le refus était la seule voix affirmative que nos représentants nous laissent. Mais ça ne m'empêche pas de dire que les politiques du OUI étaient les seules à avoir envisagé pragmatiquement la question du pouvoir. Les forces d'opposition ont leur sens comme redétermination des pouvoirs en place. Pas comme force révolutionnaire. La pensée qu'il nous faut est encore loin d'avoir vu le jour. Toute révolution aujourd'hui serait dépassée par la perspective religieuse islamique, qui est la seule pensée à avoir forgé des outils adaptés à une cetaine population de notre époque. Je ne suis pas sûr de penser que cette révolution soit la plus juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, je crois qu'il y a pour le moins bien du boulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Le NON Européen en Belgique</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/07/07/le_non_europeen_en_belgique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Thu, 07 Jul 2005 12:20:00 +0200</pubDate>
<description>
Des nouvelles des opposants au traité constitutionnel favorables à l'Europe, en Belgique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;J'ai en effet créé un groupe de discussion à ce sujet. Nous nous sommes&lt;br /&gt;mobilisés à la suite d'une conférence à laquelle nous avons assisté à&lt;br /&gt;l'Université Libre de Bruxelles. Cette conférence était donnée par Corinne&lt;br /&gt;Gobin, une politologue, chercheuse au FNRS. Je vous transmets en pièce jointe un&lt;br /&gt;article de cette personne pour que vous puissiez lire sa position. &lt;br /&gt;Cette conférence nous a passablement secoués, c'est pourquoi nous avons créé un&lt;br /&gt;petit groupe d'étudiants pour réagir. Ce qui nous interpellait le plus, c'était&lt;br /&gt;le silence qui régnait en Belgique autour de la question. Les parlementaires&lt;br /&gt;s'apprêtaient à voter ce texte en catimini. Nous avons fait différentes choses,&lt;br /&gt;dont écrire une carte blanche à &quot;La Libre Belgique&quot;. Elle a été publiée le 25&lt;br /&gt;mai, je vous la transmets également en attaché.&lt;br /&gt;Sinon, si vous voulez savoir ce qu'il en est de la mobilisation en Belgique, y a&lt;br /&gt;deux sites importants:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nonalaconstitutioneuropeenne.be/uc/apps/pnupcase/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.nonalaconstitutioneuropeenne.be/uc/apps/pnupcase/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://info-impartiale-be.agora.eu.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;info-impartiale-be.agora.eu.org/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, j'ai malheureusement nettement moins le temps de m'engager&lt;br /&gt;là-dedans pour le moment car je rédige mon mémoire pour l'unif donc je ne suis&lt;br /&gt;plus tout à fait au faîte de l'actualité.&lt;br /&gt;Ce que je sais, c'est que les médias et les politiciens continuent à présenter&lt;br /&gt;les opposants au traité constitutionnel soit comme des anti-européens ou des&lt;br /&gt;êtrémistes, soit comme de pauvres citoyens qui n'ont décidément rien compris. on&lt;br /&gt;entend régulièrement d'ailleurs des &quot;experts&quot; scientifiques ou européens&lt;br /&gt;s'exprimer en faveur de la constitution. par contre, on n'interroge jamais leurs&lt;br /&gt;collègues qui défendent le point de vue adverse. on occulte totalement la&lt;br /&gt;branche intellectuelle de l'opposition. Le message comme quoi une grande partie&lt;br /&gt;des opposants ne s'oppose pas à l'Europe en elle-même mais à celle, libérale à&lt;br /&gt;souhait, qu'on nous propose a énormément de mal à passer.&quot;&lt;br /&gt;
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<title>10é jour de détention</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/07/07/10e_jour_de_detention.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Thu, 07 Jul 2005 12:15:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lecahier.hautetfort.com/images/&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Alors que commence la 10ème journee de détention de Marlène Saldana, &lt;br /&gt;qui serait séquestrée dans une maison dans le sud-est du pays, &lt;br /&gt;nous apprenons à l'instant par notre envoyé spécial le succès de la manifestation de soutien &lt;br /&gt;qui a eu lieu devant la mairie d'Issoudun. &lt;br /&gt;L'affluence était au rendez-vous, le ton grave mais optimiste; &lt;br /&gt;les participants ont pu témoigner sur un livre d'or de leur sympathie &lt;br /&gt;pour celle qui était aussi connue sous le nom de La Diva du Camping. &lt;br /&gt;&quot;Au-delà des sympathisants, c'est toute la municipalité et la Communauté de Communes du Pays &lt;br /&gt;d'Issoudun, dont je suis le Président, qui se rassemble autour de son souvenir.&quot; précise, ému, André Laignel le maire d'Issoudun. Avant d'ajouter, au bord des larmes : &quot;Marlène, où que tu sois, si tu nous entends, sache que nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour te sortir de là.&quot; &lt;br /&gt;Un signe fort qui ne passera sans doute pas inaperçu de ses ravisseurs, jusqu'à présent non identifiés. &lt;img src=&quot;http://lecahier.hautetfort.com/images/&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AFP. &lt;br /&gt;
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<title>8éme jour de détention</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/07/06/8eme_jour_de_detention.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Wed, 06 Jul 2005 12:46:18 +0200</pubDate>
<description>
&quot;... L'actrice, plus connue sous son surnom de &lt;br /&gt;La Diva du Camping, n'a toujours pas été libérée. &lt;br /&gt;Ses ravisseurs restent difficiles à identifier, &lt;br /&gt;le nombre de groupuscules agissant étant &lt;br /&gt;très nombreux dans cette région du midi de la France, &lt;br /&gt;pour l'instant encore tenue secrète. &lt;br /&gt;Le ministère des Affaires Sociales enquête depuis son enlèvement, &lt;br /&gt;mais n'a laissé filtrer aucune information.&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libération d'aujourd'hui &lt;br /&gt;
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<title>Echanges après le NON</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/06/15/echanges_apres_le_non.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2005 13:23:44 +0200</pubDate>
<description>
&lt;strong&gt;Echange :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&quot;Salut,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; oui, ce non est une bonne claque dans la gueule des politiques, c'est triste&lt;br /&gt; mais il le fallait. Ce non est politique alors que le oui aurait signé la&lt;br /&gt; fin du politique, et le passage décomplexé au tout économique. Mais le non&lt;br /&gt; ne signe pas obligatoirement une renaissance du politique... C'est comme un&lt;br /&gt; dernier mot, un mot du peuple. Ce qui est positif, même si on part pour des&lt;br /&gt; années de retard, c'est que les gens les plus simples, les moins&lt;br /&gt; spécialistes aient pris la question à bras le corps. On a plongé dans le&lt;br /&gt; questionnement et le doute, et ça, tu sais que c'est la source de la foi. je&lt;br /&gt; crois que les années qui viennent, pendant une génération au moins, vont&lt;br /&gt; être très chaotiques et il va falloir que les gens, que nous comprenions&lt;br /&gt; comment le monde mute, et où il faut nous trouver. Je crains le terrorisme&lt;br /&gt; puisque les politiques n'écoutent plus ce que disent les peuples. Et les&lt;br /&gt; conflits ethniques, les émeutes, les manifestations qui dégénèrent et qui&lt;br /&gt; sont traversées et renverées par des forces contradictoires : une manif de&lt;br /&gt; chômeurs traversée par des émeutes de banlieusards, une manif de musulmans&lt;br /&gt; traversée par des coups de fascistes, des alliances extrême gauche&lt;br /&gt; musulmans, avec les forces de l'ordre qui profitent pour faire du ménage,&lt;br /&gt; bref, je crains du pas bon. Et je ne parle pas d'économie ni de chômage...&lt;br /&gt; Mais dans tout ça la refonte de la pensée, et je l'espère un trvaail sur le&lt;br /&gt; dépassement des nationalismes, et surtout de ce nationalisme européen qu'on&lt;br /&gt; voit naître en se définissant contre les américains, les chinois, je ne sais&lt;br /&gt; quoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Voilà où nous en sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je pense que la constitution devrait affirmer ses origines &quot;chrétienne,&lt;br /&gt; romaine, germanique, païennes, musulmanes, révolutionaire et athée&quot; parce&lt;br /&gt; que tout ça a traversé et forgé l'Europe - l'Europe signifie tout ça.&lt;br /&gt; D'ailleurs le Maghreb appartient à l'Occident, si on voulait bien admettre&lt;br /&gt; que l'Occident ne signifie pas seulement Occident Septentrional.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;X&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Réponse :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Salut mon pote,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très pessimiste tout ce que tu me dis. Je ne sais pas si je partage cette vision&lt;br /&gt;de l´avenir qui, comme tu la racontes, ma fait penser à de la SF, á Bilal.&lt;br /&gt;On va voir, si ça va changer autant de choses que tu le dis.&lt;br /&gt;Moi je pense que ça ralentira qqs choses qui se crééait et qu´il aurait fallu&lt;br /&gt;travailler au corps car des germes de dérapage étaient et seront toujours là...&lt;br /&gt;Peut être va t-on reconstruire. Mais après une blessure, c´est toujours&lt;br /&gt;difficile. Surtout que l´Europe n´était pas forcément la plus visée par cette&lt;br /&gt;blessure...&lt;br /&gt;Entre tes craintes sociales et les miennes environnementales (qui feront&lt;br /&gt;certainement synergie), on est pas dans la merde.&lt;br /&gt;Par contre, quand on essaye de se pacer par rapport aux US ou aux chinois. Pour&lt;br /&gt;moi ce n´est pas forcément du nationalisme européen. Ça peut aussi être une manière de placer sa vision des&lt;br /&gt;choses, surtout quand on a l´impression qu´elle est meilleure pour le monde que&lt;br /&gt;celle que propose les autres. En ce qui concerne mes préoccupations écologiques, je crois&lt;br /&gt;qu´on parle et qu´on protège plus l´environnement en France qu´en Chine... Mais je me trompe peut être...&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>L'Europe vue du Vénézuela</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/06/13/l_europe_vue_du_venezuela.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Mon, 13 Jun 2005 14:44:23 +0200</pubDate>
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Le Spoutnik Dog a recueilli un point de vue depuis le Vénézuela :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Le non à l´Europe, je ne suis pas si sûr que ce soit une bonne chose.&lt;br /&gt;Contrairement à ce que j´entends le message passé n´est pas clair. J´en parlais&lt;br /&gt;avec Elias (tu te souviens peut être, le mec qui nous avait donné envie de&lt;br /&gt;partir au Venez). Il me disait que lui aurait voté non car la constitution ne&lt;br /&gt;reconnait pas clairement l´origine chrétienne de l´Europe, ce qui lui semble&lt;br /&gt;grave. Et quand je lui ai dis qu´une grande partie des français avait voté non&lt;br /&gt;car il trouvait le texte trop libéral, il a dit &quot;ah bon ?&quot;. Pour lui on&lt;br /&gt;trouvait le texte trop à gauche. Ça ouvrait trop de porte aux autres pays nous&lt;br /&gt;affaiblissant (exemple aussi de la Turquie).&lt;br /&gt;Je crois aussi que c´est vrai : ce non n´est pas aussi social qu´on le dit ou&lt;br /&gt;plutôt c´est un non social pour les français...&lt;br /&gt;Ceci dit, c´est une bonne claque dans la gueule de tous les parties&lt;br /&gt;politiques... Et ça peut aussi réveiller l´Europe. A voir. Ce dont j´ai peur&lt;br /&gt;c´est que l´Europe est du mal à s´en remettre et que pendant ce temps les&lt;br /&gt;amerloques en profitent pour prendre de l´avance. Et moi, j´aime pas les&lt;br /&gt;amerloques...&quot;&lt;br /&gt;
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<title>Oui et non</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/06/13/oui_et_non.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Mon, 13 Jun 2005 14:42:44 +0200</pubDate>
<description>
oui, ce non est une bonne claque dans la gueule des politiques, c'est triste mais il le fallait. Ce non est politique alors que le oui aurait signé la fin du politique, et le passage décomplexé au tout économique. Mais le non ne signe pas obligatoirement une renaissance du politique... C'est comme un dernier mot, un mot du peuple. Ce qui est positif, même si on part pour des années de retard, c'est que les gens les plus simples, les moins spécialistes aient pris la question à bras le corps. On a plongé dans le questionnement et le doute, et ça, tu sais que c'est la source de la foi. je crois que les années qui viennent, pendant une génération au moins, vont être très chaotiques et il va falloir que les gens, que nous comprenions comment le monde mute, et où il faut nous trouver. Je crains le terrorisme puisque les politiques n'écoutent plus ce que disent les peuples. Et les conflits ethniques, les émeutes, les manifestations qui dégénèrent et qui sont traversées et renverées par des forces contradictoires : une manif de chômeurs traversée par des émeutes de banlieusards, une manif de musulmans traversée par des coups de fascistes, des alliances extrême gauche musulmans, avec les forces de l'ordre qui profitent pour faire du ménage, bref, je crains du pas bon. Et je ne parle pas d'économie ni de chômage... Mais dans tout ça la refonte de la pensée, et je l'espère un trvaail sur le dépassement des nationalismes, et surtout de ce nationalisme européen qu'on voit naître en se définissant contre les américains, les chinois, je ne sais quoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où nous en sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que la constitution devrait affirmer ses origines &quot;chrétienne, romaine, germanique, païennes, musulmanes, révolutionaire et athée&quot; parce que tout ça a traversé et forgé l'Europe - l'Europe signifie tout ça. D'ailleurs le Maghreb appartient à l'Occident, si on voulait bien admettre que l'Occident ne signifie pas seulement Occident Septentrional.
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<title>Entre ceci et cela</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/05/30/entre_ceci_et_cela1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Mon, 30 May 2005 20:26:18 +0200</pubDate>
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&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas de victoire du NON il y a déclaration de guerre. Et ce qui arrive n'est pas rassurant, et ce qui arrive promet de ne pas être du repos. Entre les mensonges et les détournements de ceux qui ont la parole, pour ne pas dire l'aveuglement, car un handicap les excuserait, et entre les tensions sociales qui couvent plus ou moins sourdement (ceux qui ne voudront pas considérer les &quot;événements&quot; de Perpignan comme des annonciations de ce qui surgira dans le sillage de tous mouvements social s'en mordront les doigts : des conflits inter-ethniques, que ne manqueront pas d'atiser ou d'instrumentaliser ceux qui ont besoin du désordre pour instaurer leur ordre...), bref, entre ceci et cela, le travail commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord il s'agit de contrer la propagande des médias et de prendre le contrôle du sens de cet acte de vote. Auprès des français, et auprès des européens : nous avons des contacts à l'étranger, il faut que ça circule. Il faut dès à présent s'exprimer en Anglais, même un Anglais de batard, puisque l'Europe en est là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il faut convaincre les partisans du OUI de ce que le NON n'est pas ce qu'il veulent faire croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vertu du principe que le sens des actes est déterminé par les paroles qui traduisent, ou élaborent les pensées, et non par une vérité cahée derrière la surface des choses. Le sens est à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que le 16 et 17 juin, une commission européenne se réunira à Bruxelles. Il serait sage d'y être. Et de dire là-bas que ce n'est pas NON à l'Europe. Et que ce n'est pas &quot;une autre Europe est possible&quot;, mais que celle-là est une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, chez nous, dans le cadre des frontières géographiques et culturelles et historiques, il y a quelque chose de la nation à réinterroger, pour en sortir, certes, c'est le camp que je choisis, mais pas pour en être sortis par des forces centrifuges réactionnaires, nationalistes ou communautaires. Il me semble que nous avons une longue histoire à interroger avant de nous fondre dans une unité plus vaste : invention du nationalimse au lendemain de la révolution française, avec l'impérialisme et la bourgeoisie pour corolaire; la colonisation, fille de la gauche, hypocrite civilisatrice, et salope mère du racialisme et, par conséquent, du nazisme; l'antisémitisme; Vichy; la guerre d'Algérie et la décolonisation en général, avec l'abandon de nos responsabilités envers les anciennes colonies quand ce n'est pas le pillage néocolonial caractérisé; regroupement familial et politique africaine... J'en oublie et sûrement je schématise, je veux bien qu'on me complète ou qu'on me corrige, puisque c'est de ça qu'il faudra parler. Ce que nous sommes aujourd'hui, voudrons-nous le savoir, ou allons-nous abandonner le principe socratique du &quot;connais-toi toi-même&quot; qui fonde notre civilisation à sa racine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait temps de devenir vertueux, à la manière que l'humanité pourra inventer aujourd'hui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Texte de Serge Rivron dans la rubrique &quot;E-RopA&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Et après ???</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/05/30/et_apres.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Mon, 30 May 2005 17:15:00 +0200</pubDate>
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The Day after, Serge Rivron n'est pas endormi sur ses lauriers, il poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge Rivron, qui n'a pas ménagé ses efforts pour prêcher le NON, et qui m'a convaincu sur plusieurs plans, autant sur le plan de l'analyse de la Constitution, dont certains lui reprocheront ceci ou cela de très techniques, que sur le plan de la rigueur de sa ferveur, si je puis dire, c'est à dire, d'une manière d'être fervent sans s'adosser au mot d'ordre d'aucun parti, associant des mots de Bernanos à des critères que ne renieraient pas les gauchistes, bref une pensée libre, parce qu'elle s'affronte à la complexité de ce qui est pensable, ainsi que je définirai le réel. Bref, voilà ce que ce matin il écrivait parce que chacun d'entre nous sait que tout commence maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Aujourd'hui 29 mai 2005, la grande majorité des Français a dit NON. Des voix se sont élevées qu'on présumait depuis si longtemps confinées à la soumission ou à la démission. Un PEUPLE existait qu'on imaginait tellement avachi, qu'on décrivait depuis tellement de temps comme tellement abruti qu'il avait fini lui-même par ne plus se savoir Histoire. Malgré les mensonges dont on pensait l'avoir éparpillé, malgré le gouffre du doute ouvert devant celui à qui l'on répète qu'il a tort, et qui s'avance quand même au châtiment promis, le peuple de France a rejoint son destin. Il attendait seulement que l'Histoire à nouveau le sollicite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir je ne peux m'empêcher de penser à Georges Bernanos, à ses imprécations contre les imbéciles, à sa &quot;France contre les robots” : &quot;Les réalistes, mêmes catholiques, m’objecteront que, puisque le mal est fait, mieux vaut ne pas laisser se déchaîner la colère des masses dupées et trahies. Pourquoi ? Nous préférons ce risque pour le monde. Ce risque est selon l’histoire, selon l’homme, selon la nature des choses. Il est selon l’ordre du monde, selon la volonté de Dieu, que les peuples se vengent.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enlevez, si vous voulez, le &quot;même catholique&quot;, et écoutez tonner cette phrase à l'heure de la victoire du non à l'abominable texte qu'on voulait nous faire boire. &quot;Nous préférons ce risque pour le monde&quot;. Le peuple français, contre ses édiles, contre toute sa médiature unie dans le mépris, le trucage et le mensonge, le peuple de France a choisi sa voie, ce risque. Le peuple français s'est vengé, et qui plus est il s’est vengé à bon escient, refusant un texte abject et vomissant les mensonges et les menaces par lesquels on voulait le bâillonner.  J'en suis heureux, et pour la première fois de mon existence je suis fier, bêtement, d’être de France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après ? Le texte rejeté cumulait les chausse-trappe, à l’espoir, à l’éthique, à l’histoire, à l’économie, à la solidarité, à la simple possibilité pour les hommes en société de vivre et d’aimer en préférant l’être à l’avoir, et d’être respectés comme êtres humains avant de l’être pour leur pouvoir de produire ou de consommer. Un peuple a majoritairement refusé l’institutionnalisation de ce qu’il pressentait  comme une émanation de la morbidité. J’entends au gré de mes zappings pérorer les perdants, et les “vainqueurs” tenter, devant la morgue de leurs adversaires, des arguments pour reconstruire enfin l’Europe que les peuples attendent, et j’ai peur que la vengeance de mon peuple n’en soit qu’à son premier acte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barozo ne croit pas à la possibilité d’une renégociation, et Chirac nous parle de porter le verdict des Français devant les instances européennes tout en menaçant les Français de sa propre définition de” l’intérêt national”. Personne n’a relevé cette ultime argutie. Sarkozy plante ses banderilles pour son élection certaine à la Présidence. Mammère et Ségolène s’enlisent dans la mauvaise foi, ils finiront par rendre Marine Le Pen sympathique à l’imbécile bernanosien lambda. On ose encore dire que le NON tourne le dos à l’Europe.  Une souriante blaodasse et quelques ministres fatigués nous parlent de gâchis comme si le gâchis n’était pas de leur fait. Arlette est persuadée que les 15 millions de Français qui ont dit non veulent avant tout qu’on les protègent, et Dominique Voynet saisit cette planche moisie pour encore une fois remettre le terrible verdict sur l’angoisse et la paupérisation des Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n’ont rien entendu, ou si peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra pourtant qu’on en sorte avant que la prochaine manoeuvre des pantins ne provoque un carnage. On me rétorquera que loin s’en faut. Il y a six mois à peine, la ratification par les Français du Traité constitutionnel était vendue comme une formalité dans les salons de la “gouvernance”.&quot;
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<title>Les bobos brésiliens</title>
<link>http://lecahier.hautetfort.com/archive/2005/05/28/les_bobos_bresiliens.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Xlo)</author>
<category>E-RopA</category>
<pubDate>Sat, 28 May 2005 09:52:03 +0200</pubDate>
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&lt;br /&gt;Et le Spountik Dog est heureux de mettre en ligne cet article sur un film au titre oublié, de notre Observateur Partiel à Rio, Pedro Ramonet, le fils caché d'Ignacio...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Je viens de voir un très beau moyen métrage, d'une réalisatrice brésilienne Naruna Kaplan de Moreira, beau scénario sur les gestes acculturés de la bourgeoisie occidentale, et les rapports de pouvoir via les rapports ancillaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un couple de jeunes bobos brésiliens qui vit à Paris depuis dix ans part à Rio enterrer la grand-mère &lt;br /&gt;dont la famille ne s'occupait plus depuis longtemps. Arrivée à Rio grisante, sur fond de Samba, images de la plage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que les parents font les formalités pour l'enterrement et en attendant l'ouverture du testament, les 2 jeunes sont chargés d'aller vider la maison de la &quot;Vôvô&quot; qui vivait à la campagne. Dans une villa de rêve, ils sont accueillis par Marcio, le gardien, un très beau mulâtre mélancolique, dont on comprend au fur et à mesure qu'il était la seule personne à s'occuper de la grand-mère fâchée avec ses enfants : euphorie. La jeune fille tombe sous son charme, son copain Pedro est jaloux. Suit un huis clos de moyen métrage, entre bons sentiments progressistes où on le fait manger à la même table que les Maîtres, amusement méprisant pour la servilité du domestique, et attraction charnelle entre Marcio et la JF un soir dans un bar, sous les yeux de Pedro. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis on passe à la vitesse supérieure : ça devient Théorème; il suffit qu'un instant où ils sont tous les deux, Marcio se rapproche et frôle un peu trop Pedro pour qu'à son tour il soit séduit, et retrouve le sourire qui l'avait quitté depuis le manège entre elle et Marcio. Maintenant tout le monde sourit à Marcio. Un soir que le couple déconne, le téléphone sonne; c'est le père, Marcio répond qu'ils ne sont pas là comme elle lui a demandé, le père continue de parler, on entend Marcio répondre que ce n'est pas sa faute. La fête continue, tout le monde a bu, mange le repas préparé par Marcio, puis Pedro va se coucher. La JF provoque Marcio dans la cuisine, elle le méprise en français - jeu malsain. Ils s'emballent. Pedro écoeuré est sorti dans le jardin. Il suit Marcio chez lui, et arrive ce qu'il désirait : tremblant, il tombe dans les bras de Marcio qui l'apaise en lui disant doucement &quot;tu as honte d'être pédé ? pourtant c'est pas grave, y a pire, tu pourrais être noir. et pauvre.&quot; Ils se font.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, le lendemain matin au petit déj c'est pas la super ambiance, chacun est en train de digérer ses frasques de la veille et sa gueule de bois. Re-téléphone, encore papa, et là les tourtereaux apprennent la terrible nouvelle. Tête d'enterrement. Fusillé du regard, Marcio essaie de se défendre : &quot;Avouez quand même que je la méritais plus que vous, cette maison, non ?&quot;. Dans la matinée les cartons sont pliés, la voiture chargée, plus un mot à Marcio, traité comme un chien, sauf pour lui donner des ordres que, maintenant qu'il est le maître il hésite encore à refuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à Rio sans musique, Copacabana sous le soleil est étouffante, vivement le retour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'a touché, c'est de voir un film qui parle de ces curieux rapports avec ces gens étranges, qui sont toujours là pour t'ouvrir la porte, te faire à manger, te proposer un café (car le personnel de maison ne coûte rien). Assorti à l'absence de tact de ce couple de jeunes progressistes forts de 10 années passées à Paris, envers un garçon du même âge qu'eux, mais qui leur est inférieur. Le pouvoir comme forteresse du désir, la différence extrême qui rend possible/désiré dans un contexte exotique ce qui ne serait pas autrement, l'indifférence que l'on peut voir comme de la servilité... Et que finalement ces serviteurs ne sont que ce que l'on projette en eux, le reste on ne s'en pose même pas la question. Ils sont peut-être d'abord payés pour ça, pour faire un &quot;support de projection&quot;. Ainsi il ne reste plus rien lorsque il n'y a plus le pouvoir . ou pire, quand le rapport de pouvoir est inversé. de l'aigreur et de la rancoeur chez ceux qui ont tout eu et qui se croyaient dû ce qui n'était pas encore leur bien, voilà l'objet de leur reproche... finalement chacun continue de se comporter normalement après, les 2 jeunes bobos continuent de mépriser Marcio, et Marcio continue de les observer, et de les servir : il les a baisés en connaissance de cause puisqu'il a appris la nouvelle la veille, sans la transmettre. Il était déjà Maître, et les autres ne le savaient pas. Il y a du Marivaux dans ce scénario. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la maison où j'étais à Rio, il y avait 3 domestiques à temps plein. Betti, Nelma (qui m'a amené à l'école de Samba) et Pedro, tous trois noirs comme du charbon, plus une le lundi pour le repassage. Un côté Faulknérien ; gentils, toujours souriants, on les surprenait rarement en train de faire quelque chose, plus souvent au téléphone ou assis en train de discuter. Quand on ne les voyait pas, elles faisaient le ménage, le jardin, la cuisine, le petit déj, lui les réparations; Pedro était le plus étonnant , une espèce de masse très grand et très très musclé, très gentil mais extrêmement timide avec les 'blancs', toujours souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la proprio faisait des barbecues, ils terminaient à 23h00 pour faire la cuisine, assurer l'approvisionnement des buffets etc... J'ai même vu Pedro dormir sur le canapé pourri dans l'atelier à côté pour pas rentrer la nuit. Dans mon appartement juste en dessous il y avait une chambre inutilisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nelma s'est fait renvoyer en décembre, elle était la plus compétente, la plus zen, mais une amie de la proprio qui a fait un séjour de quelques semaines (d'origine très modeste mais mariée à un français) entre deux déménagements a perdu une bague. Elle a accusé Nelma sans preuves (revanche sociale). Nelma a nié mais n'a pas été écoutée, il fallait surtout rassurer la bonne copine par un geste fort. Virée, sans indemnités. Vu le peu que je connais d'elle, c'est le genre de fille trop intelligente pour voler, en plus elle était appelée à devenir gouvernante de la maison, elle gérait le planning, les mails, etc... La dernière fois que je l'ai vue elle allait porter plainte aux prud'hommes. Mais sa protectrice, une avocate qui la mettait en contact avec les employeurs, ne lui avait pas encore trouvé d'autre plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà comment ça se passe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre exemple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mazé, la femme de ménage de Daniele à Sao Paulo. Analphabète, souriante, accent super populaire, quadrille S P tous les jours de 7 h à 22h pour gagner 700 reais (= 2 smic de là bas, soit en équivalent-Paris moins de 600 euros). Elle peut même pas me montrer sur la carte où elle travaille, elle sait pas lire. Un jour, un avocat l'apelle. Elle vient de Alagoas, une ville du Nord. Elle y a travaillé dans les hopitaux, où elle était payée moins que le salaire minimum, 200 reais par mois. L'avocat : &quot;Je me suis occupé de cette affaire avec tous vos anciens collègues (env 50), le procès est dans trois jours, si vous voulez percevoir vos indemnités vous devez être là. Vous n'aurez pas de frais d'avocat, tout sera pour vous.&quot; Prix d'un Aller-Retour S P - Alagoas : 700 reais pour 3 jours de bus. Daniele lui prête la somme, qu'elle remboursera en heures de ménage, nous allons à la gare des bus avec elle, elle a la larme à l'oeil dans le métro &quot;- ce que tu as fait aucun patron ne le ferait - mais je suis pas ta patronne&quot;, Daniele est une belle personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat : elle a gagné au procès environ 5000 reais, une somme énorme, surtout pour elle. un salaire confortable c'est  2000 reais. (600 euros). L'avocat a finalement pris une commission, elle lui a donné 2000 reais (on peut multiplier par le nombre de plaignants...). Elle a vu sa famille, les uns, les autres, tous dans la misère : &quot;- pourquoi tu reviens pas vivre ici ? ça fait des années qu'on t'avais pas vue ? - parce que là-bas je gagne ma vie, si je reviens je gagnerai plus rien.&quot; et que je donne à Pierre et que je donne à Paul. 300 par-ci, 500 par-là. Au retour, une ou deux dettes à éponger... Un mois plus tard elle n'avait plus rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniele s'est déjà fait voler des affaires par une fille de ménage, mais c'est une autre histoire...&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pedro Ramonet
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