24/02/2005
Echanges...
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12/02/2005
Le blog de Whanna dévoilé
Le cahier est un ancien blog retrouvé dans les strates du web par nos Observateurs Partiels.
Nous l'avons reconstitué et le donnons à lire à ceux que les processus de dépersonnalisation en oeuvre dans le monde virtuel intéresse.
Sous la forme d'une série de posts, avec leurs commentaires, on peut lire les badinages de personnes abstraites : V, W, Ludoffy et L/. Leurs échanges sont altérés par les fantasmes des uns et des autres. A un moment, cette relation anodine tourne au vinaigre et les identités volent en éclat. Notamment, on apprend que le rédacteur du blog, L/, n'était autre que W, (autrement connu sous le nom de whanna@whanadoo.fr).
Nous invitons les lecteurs intéressés par cette curiosité à lire la série par la fin, afin de se remettre dans l'ordre d'émission des messages...
Où l'on verra comment l'individu - cette sphère autonome que constitue un face à face avec l'écran - se trouve dépliée, comme la monade, par l'irruption de la présence d'Autrui. L'alphabiet de notre langue, ce codage rigide qui véhicule les messages et les commentaires est le vecteur de ces étranges opérations...
On dit que depuis cette tentative de dépassement de sa schizophrénie par la bloguage, W a disparu de la circulation. Comme si la mise à jour de son identité avait cour-circuité la boucle de sa pathologie.
Pour ceux qui considèrent les mondes virtuels comme des lieux d'aliénation, un contre-exemple : veuillez parcourir les épisodes d'une libération...
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02/11/2004
TROP DANGEREUX
Toute la soirée j’ai pensé à ce qu’a répondu C. à ma question sur qui fait jouir qui… A l’idéaliste qui évoquait la nécessité que les deux jouissent, et au cynique qui insistait sur la nécessité première de sa propre jouissance, C disait étrangement : il ne faut pas essayer de faire jouir l’autre… Et ajoutait : c’est trop dangereux…
Ce cahier, la façon dont il est pénétré par des esprits sans corps, commence à me faire peur. Il se développe dans mon quotidien. Et l’altère, le fait passer par son filtre… C’est je crois ce qui arrive à tous les pratiquants du blog… Autant dans la vie ne sait-on jamais vraiment de quoi sont faits les esprits des gens que nous fréquentons, autant le corps établit-il une zone de reconnaissance qui, si elle n’est pas sans imprévus et dangers, est incomparables avec ces âmes qui s’habillent de fantasme pour pénétrer le salon de votre esprit…
Cette étrange idée, qu’il ne faut pas essayer de faire jouir l’autre, à cause des dangers que ça comporte, m’a laissé songeur toute la soirée, dans la salle immense et enfumée de la Paloma, face aux filles qui se succèdent sur les podiums, pour mouvoir leur corps de la façon la plus vulgairement excitante. Mon pote qui est VJ dans la boîte m’a présenté à Wislawa, qui étudie l’économie à Barna, plus particulièrement la théorie du jeu, si ça peut faire rêver certains. C’est surtout son corps qui m’a fait rêver…
On a essayé de débattre de cette question du « jouir faire jouir » et de cette étrange réponse de C., que j’accueille à bras ouverts dans mon cahier… Pour ma part, je pense que C .n’est pas une fille, parce qu’une fille a peu de souci à faire jouir un mec, en général, même si je ne suis pas sans savoir qu’il y a des anatomies qui ont leurs caprices, et je ne parle pas simplement de l’impuissance… Mais personnellement, je crois que cette crainte de ne pas faire jouir est plutôt une angoisse de mec. C’est sûrement la mienne m’a répondu Wislawa, avant même que nous ayons entrepris aucune action plus déterminante que la discussion à bâtons rompus dans le brouhaha de la boîte. Elle, elle m’a soutenue que ça peut être aussi une phrase de fille qui, tenez-vous bien, c’est complexe, et j’ai eu du mal à le traduire du franco-espagnol que nous pratiquions entre deux galoches d’approche : la phrase d’une fille qui dissuade un mec de chercher à la faire jouir, car le souci qui accompagne un effort aussi ciblé de la part du garçon, a toutes les chances de gâcher tout pour lui, et pour elle… Et je ne me permettrai pas d’imiter le charmant accent polonais de la belle…
Le mystère est demeuré entier parce que dans la nuit qui s’en est suivi, je ne me souviens plus trop de qui a satisfait qui. Et avec quelqu’un qu’on ne connaît pas, s’ajoute le fait qu’il est difficile de savoir qui simule… En revanche, je voudrais à présent essayer de me livrer à un exercice d’évocation de nos accouplements, tant les souvenirs de ces situations sont à la fois confus, et précis comme du cristal… En gros, ce sont quelques flashs qui demeurent, et qui demeureront, je crois, jusqu’au dernier moment, accompagnant toutes mes rêveries, se confondant peut-être avec d’autres souvenirs, dans la grande confusion de tous ceux que dieu a unis en ma chair et qu’il ne séparera plus…
1- Le corps absolument effrayant de beauté marmoréenne de Wislawa projette quand elle danse une aura de jeunesse, comme un épanouissement de l’instant présent en luminosité, ou en glace pure, en même temps que les mouvements de son bassin, de ses jambes et de ses bras entraînent ses seins et sa chevelure teinte en gris, structurant l’espace selon une architecture toute artificielle, irrésistible du point de vue érotique, mais paralysant presque mon érection dans le suspens esthétique le plus abstrait.
2 - Je chasse les pensées parasites et je l’entraîne vers les toilettes de la boîte. Malgré la foule qui se presse sur la piste, nous ne croisons pas âme qui vive dans les chiottes. Nous sommes comme dans la cabine d’un vaisseau fantôme. Ou bien nous ne voyons pas les morts reflétés par les miroirs du paradis. Enfin, je parle pour moi, mais si elle voit personne, personne ne semble la gêner… Dans une des cabines, pas plus propres que n’importe quelle chiotte nocturne, je lui baisse son pantalon et elle me tend son cul, je passe ma main par-dessous et pénètre son abri tout inondé avant de sortir mon zob et, sans capote, foutre donc, je m’y engouffre et la rejoint dans ses mille rotations. Elle ne me demande rien. Ne se soucis de rien. Ne s’inquiète pas. N’ose peut-être pas. Tout comme moi. Ca me semblerait être une trahison suprême pour ce qui naît entre nous de ne pas jouir en elle, longuement, en continuant encore bien après le foutre giclage, comme pour enfoncer un clou, ou tasser la bourre dans un canon, avant l’exécution sommaire… Nous rions tous les deux quand c’est bien fini, et je me retire, et elle regarde entre ses jambes couler ma jute, blanche comme du frais d’huître de gros calibre. Elle me dit en polonais qu’elle traduit ensuite approximativement en anglais : « Japko, it’s a long time nobody let that in myself »… Elle m’explique que « japko » ça veut dire « grenouille » - c’est un peu comme « mon poussin » ou « mon chou »…
3 – Chez elle, Wislawa, donc, se renversait sur le rebord de son petit canapé branlant, pendant que j’avais enfoncé mon majeur et mon index respectivement dans son vagin et son anus, ma langue se promenant sur le rebord de chair tendre qui sépare les deux orifices, la main agrippée à la masse, rapidement indifférenciable pour ma conscience raisonnante, de ses deux énormes seins crémeux, la rendant toute entière plus branlante que le meuble le plus désarticulé de son appartement.
4 - Elle a léché longuement mes couilles avant d’en engloutir une dans sa bouche, pompant très légèrement, au point de me faire un peu mal, sa langue sortant de sous sa lèvre pour pointer vers mon anus.
Et puis elle a remonté le long de ma queue jusqu’à en saisir le gland, comme le pommeau d’une canne en sucre. Et puis elle a tout avalé, jusqu’au fond de sa gorge, serrant avec ses joues, et faisant toutes sortes de bruits d’évier qu’on vide. Ca a duré longtemps, c'est-à-dire, le temps qu’il faut pour que je décharge tout ce que je pouvais, à brûle-pourpoint, au moment où elle ne s’y attendait pas semble-t-il, étant donnée la façon dont elle a sursauté et reculée sa tête, la nuque cabrée, comme un oiseau touché en plein vol. Elle est allée cracher longuement dans les toilettes, en se raclant la gorge mais quand elle est revenue, elle avait gardé le sourire. C’est là que j’ai entrepris de descendre le long de son ventre, en lui écrasant les seins, pour les mêler, et la renverser le dos cassé contre l’accoudoir de son canapé, confère souvenir 3… La sentir s’activer du bassin sur mes doigts qui la manipulaient comme une marionnette à double gaine, m’a redonné suffisamment de trique suffisamment rapido pour que nous puissions continuer, en bonne et due forme, coiffé à présent de l’inévitable capote gluante, qui mêlaient ses odeurs hygiéniques à nos parfums dépouillés de noms…
5 - Elle est à quatre pattes sur son lit. Il branle autant que son canapé, finalement. Elle a la tête qui tourne sur l’axe de sa nuque et ses cheveux volètent. Elle a redressé le croupion pour mieux me sentir, et accompagne mes mouvements de son bassin. Je sens une espèce de mécanique bien huilée et toute adaptée à notre machination. Je peux imaginer sa conscience investir les parois de ses muqueuses pour mieux profiter du frottement de nos organes. Nous nous emballons et perdons parfois le rythme. J’ai glissé hors d’elle et je cherche à me réintroduire pendant qu’elle retient le sentiment qui la mouille. En la pénétrant à nouveau, je l’écrase contre le matelas et nous sommes bien collés l’un à l’autre, et ses mouvements semblent être les miens, et les miens les siens. Je ne me souviens plus de sa voix à ce moment-là.
6 - Les yeux de Wislawa lorsqu’il n’y avait plus qu’eux dans mon regard, et le sentiment de vastitude de son corps de nageuse où les dimensions du mien s’égaraient…
7 - La jeune fille avait parfois cette nuit des allures naïves et brutales, brutes, oui, et enfantines, lorsqu’elle s’agitait dans mes bras, ou m’agitait dans les siens, me secouait pour tirer de moi un dernier spasme, voire s’arracher un orgasme en frottant son pubis contre le mien, espérant s’écorcher le clitoris contre mon ossature comme sur une roche oubliée dans la gouache épaisse de la nuit et de mon sperme collé à nos poils…
8 - La douceur de cette fille qui tourne son visage vers moi, qui ne la connaît pas, et ne veut pas la connaître…Pourquoi a-t-elle parfois, sans raison, ce regard émerveillé ?
9 – Chez elle toujours – en fin de matinée– avant l’heure de prendre le train - Elle a enlevé son pull vert et se retrouve en tee-shirt, ses deux énormes seins dont je sais qu’ils sont blancs, libres sous le tissu usé par les lavages successifs. Je l’enlace et me colle contre elle face à une fenêtre. Je bande contre elle qui le sent et tend un peu le cul en arrière pour se frotter contre mon sexe. Qui peut dire si ce n’est pas la ville derrière la vitre pluvieuse qui nous excite comme ça…
En tous cas, elle se retourne contre moi et m’enlace, pendant que je la serre au niveau des la taille, encastrant sa cuisse entre mes jambes et la mienne entre les siennes, pour que ce ne soient pas seulement nos deux poitrines qui mènent la danse. Quand nous nous décollons, nous sommes tous rouges et échevelés. J’enlève mon pull à mon tour et je dois lui sembler aussi désemparée qu’elle a l’air. Je regarde ma montre, et je sais que je vais devoir partir dans une heure et demie. Nous n’aurons pas eu le temps de faire à nouveau l’amour, et il nous semble ne l’avoir encore jamais fait, et nous connaître de puis si longtemps, et si bien, que nous ne pourrons vivre sans le faire, au moins une fois, pensons-nous… Encore…
Nous ne pouvons cesser de nous irriter l’un et l’autre, comme ensorcelés par cette fenêtre qui nous plonge dans une surface de désir glacé et inassouvissable…
10 - Lui faire l’amour avait été une visite de musée passée à négliger les œuvres, et à se préoccuper uniquement de l’architecture… Je serais bien retourné au musée mais surtout, les œuvres que j’avais ratées cette nuit, (ses sentiments ?) me manquaient soudainement… Les expositions sont temporaires, on ne se le répète jamais assez, et lorsqu’on aime le bâtiment, on voudrait connaître tout ce qui est passé par lui, non ? Les toiles, les installations, les sculptures, mais aussi les visiteurs, le moindre courant d’air ou le plus petit rayon de soleil…
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31/10/2004
Beso de Barcelona
Donc, il a existé un blog anti-Whanna...
C'est à dire que W s'est fait un nom sur google, en allant commenter les effusions des malheureux blogueurs qui n'ont trouvé d'autres lieux pour s'épancher sans retenue, ni prudence. W est une personne publique, pas seulement connue de celui ou celle à qui il a cassé les couilles, ou les pieds... Ces derniers forment même une... communauté... Et sans le savoir, j'appartiens à un phénomène de foule, moi qui avait cru susciter l'hostilité personnelle de quelqu'un...
Non, je suis seulement pris dans une entreprise de marketting personnel. Autant nous écrivons ces blogs pour que des passant(e)s nous gratifient d'un regard, autant un autre, n'importe qui, à seules fins d'exister peut-il entreprendre de décourager les narcissiques blablateurs que nous sommes... C'est justice. La justice existentielle de ces lieux...
Considérant les mésaventures de mon cahier, où mon amour véritable pour une de ces généreuses passantes n'avait pu continuer de se développer, dans la maladroite obscénité de mes déclarations, à cause des accès de rage de W, j'en viens... Comment l'objet de mon amour réagira-t-elle si elle tombe sur cette terrible supposition? J'en frémis... Donc, pardons V, j'en viens à me demander si la passante n'était pas un des avatars de W... Et moi-même, alors, je serais Whanna, qui écrit... écris mon blog... à ma place... Oui, la Toile est un miroir, un tissage de reflets, et le chaos qui a chiffonné mon cahier en vient à me faire douter de qui est le reflet que j'observe sur mon écran...
Si W n'est pas V et V, alors Whanna est la marquise de Merteuil et V, Valmont, car V a basculé habilement du côté de son double V... Et moi, je n'ai malheureusement pas la gueule d'ange de Cécile... Aussi continuerai-je à assembler mes personnalités dans les lignes de mon cahier...
Et en plus, j'embrasse celle qui passe par ces pages, depuis Barcelona, surtout la Lady V dont j'avais cru entrevoir la salutaire douceur... Héautontimorouménos est à toi, 22é lettres...
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29/10/2004
Bruit de pas
Après tout ce qui s'est passé sur ce cahier-miroir-cerveau je retraverse ces pages silencieuses et vidées de ceux qui leur donnaient vie... Je me demande comment ce cadavre pourra se remettre en route... Il faut parfois savoir laisser mourir. Et c'est mon visage que me renvoient chacune des glaces que constituent ces écrans... Celui que notre nuit dans les couliors de la maison m'a révélé...
J'ai un souvenir d'enfance très angoissant. Une femme marche dans des couloirs souterrains, sur une île où les meurtres se succèdent. L'Ile aux trente cercueils... La qualité de silence que les pas faisaient résonner dans l'aquarium du petit écran noir et blanc s'est inscrit en moi, comme figure sonore de l'angoisse.
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28/10/2004
La Flûte Enchantée
J'ai rêvé de La flûte Enchantée.
"Au secours! Au secours!
Sinon je suis perdu
Un serpent vénimeux
Veut me dévorer"
C'était le dragon de carton-pâte qui piétine sur scène au début du film de Bergman. Et avec l'ouverture qui fend le coeur, la symphonie des visages attentifs du public. Les visages qu'il filme, la patience du spectateur ressemble à celle de l'amour. Le corps de ces hommes et de ces femmes s'est retiré dans le théâtre mental de la pensée.
"Je sens cette divine image remplir mon coeur d'une passion nouvelle"
Les paroles et surtout la musique préparent le corps à l'engagement le plus actif dans le feu de la vie. Il faut avoir suivi le chemin de l'initiation...
Comment a-t-on pu oublier que, comme dans le Fight Club", la première et seule règle était celle du silence ?
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27/10/2004
Concours d'écriture
Ecrivez un synopsis, une nouvelle, une pièce, ce que vous voulez sur : Iago veut mettre en garde Desdémone contre la folie possessive d'Othello... "Prends garde Desdémone" Bien sûr, il ne s'agit surtout pas de dire "Iago est gentil", il reste la duplicité et l'envie incarnées, mais il veut sauver Desdémone pour la posséder. Peut-être la pure Desdémone est-elle elle-aussi très méchante...
On n'est pas obligé d'employer des termes aussi enfantins que "gentil" ou "méchant", mais on a le droit...
Qu'est-ce qu'on gagne ?
Un post obscène écrit par mes soins, et dédié à votre nom... Que le cadeau ne vous empêche pas de répondre : c'est sans obligation d'accepter
12:45 Publié dans Le vieux cahier - (le miroir dans le miroir) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26/10/2004
V m'a murmuré quatre vers de Keats à l'oreille
"I will arise and go now, for always night and day
I hear lake water lapping with low sounds by the shore
While I stand on the roadway, or on the pavements gray
I hear it in my deep heart's core. "
J'ai senti à lire ces vers que vous citiez, V, les larmes monter à mes yeux, au coeur d'une guerre, le souvenir des temps de paix, des précieux moments pour lesquels nous savons que nous sommes prêts à prendre les armes
Ne vous enchantez pas trop vite, V, et sachez à la vitesse grand V, que mon coeur est dur et mon esprit uniquement préoccupé de vous imaginer nue, avec moi, pour la chevauchée vitale et mortelle de vous faire jouir dans ma jouissance
je vous rends grâce pour cet instant de répit par lequel ce poème a failli me faire baisser la garde
Ce fut comme une main posée sur mes couilles en plein pendant une conversation abstraite - de quoi me faire perdre la tête, et la suite de mes idées
16:45 Publié dans Le vieux cahier - (le miroir dans le miroir) | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
Couple
- Tu trouves que je fais un métier de pute
- Dis pas ça
- C’est ce que tu penses
- Arrête tes conneries
- Et toi tu gagnes combien au fait
- Ca dépend des missions
- Et puis tu as des primes de précarité c’est super cool
- De quoi tu te plains
- Et moi je squatte avec toi Et ma thune t’es bien content de pouvoir sortir en boîte avec T’as jamais honte quand c’est moi qui paye les coups à boire hein hein Alors
- C’est bon c’est moi qui paye l’appart’
- Dis pas appart’ ça m’énerve C’est appartement
- Putain tu vois on a pas le même langage En tous cas t’es une belle garce de remuer le couteau dans la plaie
- C’est ça je vais te plaindre Je me demande ce que je fous avec une bite comme toi En plus tu prends du bide Tu t’es vu à trente piges Y’a des nazes plus jeunes que toi qui ont du succès, une carte bleue et qui entretiennent leur corps Et quand je dis ça à un clochard comme toi c’est pas que j’ai des goûts de luxe Je parle juste d’un mec un peu rassurant quoi T’as raison Regarde ta gueule dans le miroir Si tu l’as jamais vue
- T'es vraiment super conne
- Qu'est-ce qu etu me disais l'autre jour? Vas-y répète-le un peu pour voir Comment ça sonne quand y a un problème Vas-y Je Quoi ? Je te Quoi ?
- Je t'aime connasse
- C'est ça casse toi Et reviens quand tu auras du fric, sale con
Elle pleure. Il se casse.
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25/10/2004
And the rest
Aujourd'hui, n'est pas une bonne journée.
Ces trucs, là, sur l'écran, c'est comme le rêve : ça n'a pas de réalité physique, pourtant, ça prend un poids qui dure même en-dehors de l'écran. Comme un regard. Ou un regard qui se détourne. Bon. Ca veut dire qu'un rêve est un véritable événement, et que nous ne sommes pas fait de matière, mais de pensée... Bon, c'est aussi dans Shakespeare, l'étoffe dont nous sommes faits...
Et le sexe n'est pas que de notre viande
15:15 Publié dans Le vieux cahier - (le miroir dans le miroir) | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note



